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Qu'est ce qu'un Bapteme?

Le baptême (du grec ancien βαπτίζω / baptizô, fréquentatif de baptô, « plonger dans un liquide ») est un rite ou un sacrement marquant l'entrée d'une personne dans une Église chrétienne. C'est la cérémonie par laquelle on témoigne être chrétien. Pour tout chrétien, la référence est le baptême de Jésus par Jean-Baptiste dans le Jourdain, décrit dans l'évangile selon Matthieu, chapitre 3, 13-17 : « Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui. Mais Jean s'y opposait, en disant : C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et tu viens à moi ! Jésus lui répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui résista plus. Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ». "On ne naît pas chrétien, on le devient" affirmait Tertullien, un des pères de l'Église, dans son Apologie du Christianisme, chapitre 18. Du fait qu'il apparaît explicitement dans le Nouveau Testament, le baptême est un rite commun à toutes les Églises chrétiennes. C'est aussi, pour celles qui le reconnaissent comme tel, un sacrement partagé : ainsi, un baptisé dans la foi orthodoxe qui se convertit au catholicisme n'a pas à se refaire baptiser, et vice-versa. Le baptême peut être pratiqué sur de jeunes enfants (pédobaptisme) ou sur des adultes, selon les époques ou les Églises. Pour la Bible, "il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême" (Éphesiens 4:5). Certaines confessions chrétiennes ne reconnaissent pas le baptême des enfants, elles semblent donc rebaptiser lorsqu'elles baptisent adultes leurs membres (anabaptisme). La forme du baptême diffère selon les Églises. Aujourd'hui l'Église catholique pratique essentiellement le baptême par aspersion (versement d'une petite quantité d'eau sur la tête). Les Églises orthodoxes préfèrent le baptême par immersion, totale ou partielle — le néophyte entre dans l'eau jusqu'aux genoux, puis on lui verse de l'eau sur la tête. Les Églises protestantes pratiquent les deux formes. Le baptême dans les différentes églises chrétiennes Dénomination Enseignement concernant le Baptême Type de Baptême Baptême des petits enfants? Le Baptême régénère, procure la Vie Spirituelle Adventistes du Septième Jour Ordonnance, rite symbolique qui n’est pas nécessaire au salut. Occasion donnée à un croyant de confesser sa foi personnelle en Christ Uniquement par immersion. Non. Le baptême est réservé à ceux qui sont assez âgés pour exprimer leur foi et attester qu’ils se sont convertis. Les enfants sont « dédiés » ou « présentés » à Dieu. — Baptistes Ordonnance divine et rituel symbolique. Signe qu’on a déjà trouvé le salut, mais qui lui-même n’est pas nécessaire au salut. Uniquement par immersion. Non. Le baptême est un acte de confession accompli par une personne convertie capable de confesser sa foi. — Orthodoxes Orientaux Le « mystère » (sacrement) est nécessaire parce qu’il confère le pardon pour le péché originel et les péchés actuels. Par triple immersion, l’aspersion n’étant pratiquée qu’en cas d’urgence. Oui. Ils reçoivent également la communion et le chrême (onction). Oui. Episcopaliens (Anglicans, Anglo-Catholiques) Nécessaire au salut parce qu’il confère la nouvelle naissance spirituelle Par immersion ou effusion. Oui. Oui. Sauf pour certaines tedances évangéliques. Luthériens L’instrument dont se sert l’Esprit de Dieu pour procurer la vie nouvelle et faire du pécheur un enfant de Dieu. Par aspersion, immersion ou effusion. Oui. Oui. Méthodistes (Arminians, Wesleyans) Le baptême n’est pas nécessaire au salut, puisqu’il est le signe extérieur qu’on appartient à la communauté chrétienne. Par aspersion, immersion ou effusion. Oui. Oui. Réformés Presbyteriens Ordonnance, rituel symbolique et sceau de la foi dans le cœur de l’adulte. Par aspersion, immersion ou effusion. Oui, pour indiquer que leurs parents chrétiens sont membres de la communauté de l’alliance. — Pentecôtistes, Assemblées de Dieu, Charismatiques Le baptême d’eau est une ordonnance, un rituel symbolique par lequel on professe qu’on a accepté le Christ comme son Sauveur personnel. Par immersion. L’accent est mis sur la nécessité d’un « second » (deuxième) baptême, le baptême de l’Esprit qui se manifeste par le parler en langues. Non, mais les enfants sont dédiés à Dieu à qui on demande de les bénir. — Quakers (Mennonites) Simple symbole extérieur qui n’a plus à être pratiqué. Ne croient pas dans le baptême d’eau, mais seulement en une purification intérieure permanente de l’esprit humain par une vie de discipline régie par le Saint-Esprit. — — Catholiques romains Nécessaire pour l’infusion de la puissance de sanctification appelée grâce, qui place l’homme sur le chemin du salut. Essentiellement par aspersion. Oui. Oui. Armée du Salut Ne pratiquent plus le baptême car estiment que le baptême ne devait être pratiqué qu’au temps de Jésus. — — — Églises unies diverses Simple rite extérieur qui n’est pas nécessaire au le salut. Par aspersion. Non. Le baptême est administré au moment de la confirmation. Les enfants sont « présentés » ou « dédiés » à Dieu par leurs parents, parrains et marraines. — Mormons (Antitrinitaires) Ordonnance indispensable au salut pour délivrer du péché, et à l’entrée dans l’Église. Par immersion, administré par quelqu’un détenant l’autorité sacerdotale. Non. Seulement à partir de 8 ans. — Témoins de Jéhovah (Antitrinitaires) Pas nécessaire au salut, puisqu’il n’est que le symbole du renoncement au péché. Par immersion, mais non administré dans leurs lieux de réunion (Salles du Royaume) Non. — Le rite catholique Baptême d'un bébéPour l'Église catholique, le baptême est le premier des trois sacrements de l'initiation chrétienne, avec l'Eucharistie (la communion) et la Confirmation. Pour les personnes ayant l'âge de raison (enfants et adultes), il est précédé d'une période de préparation, appelée catéchuménat, au cours de laquelle le futur baptisé, le catéchumène, découvre la foi pour laquelle il demande le baptême. Pour les nouveaux-nés, les parents suivent une préparation au baptême qui les aide à comprendre le sens de ce sacrement. Pour les adultes, le baptême proprement dit a souvent lieu au cours de la veillée de Pâques. La célébration est semblable pour tous les baptêmes, bébés, enfants ou adultes. Les parents des très jeunes enfants parlent en leur nom. La célébration commence par le tracé du signe de la croix sur le front du futur baptisé : le baptême marque le baptisé du signe du Christ. Ensuite, le futur baptisé entre dans l'église, symbolisant que par son baptême, il va entrer dans la communauté chrétienne. Le rite du baptême proprement dit commence par une profession de foi des catéchumènes et leur renoncement à Satan et au mal. Il se poursuit par le rite de l'eau qui constitue le cœur du sacrement. Par trois fois, le prêtre (ou le diacre) verse l'eau sur le front du catéchumène en prononçant les paroles : « N, je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Si le baptême se fait par immersion, le prêtre plonge le catéchumène trois fois dans l'eau. Ensuite, le célébrant appose le Saint-Chrême (une huile sainte) sur le front du baptisé. Cette huile, qui à l'origine servait à l'onction des rois, des prêtres ou des prophètes, rappelle que le baptisé a la triple vocation de « prêtre, prophète et roi ». L'eau et le Saint-Chrème signifient que le chrétien est baptisé « dans l'eau et dans l'Esprit ». Ensuite le baptisé revêt un vêtement blanc (souvent un bonnet, une brassière ou éventuellement une robe de baptême pour les bébés, une écharpe pour les jeunes et les adultes), signe de la pureté retrouvée. En effet, dans la foi catholique, le baptême efface tous les péchés. Le célébrant remet au baptisé ou à ses parents un cierge, allumé au cierge pascal, symbole de la lumière du Christ. Il est de tradition de désigner pour le baptisé un parrain et une marraine, personnes elles-mêmes baptisées et confirmées. Historiquement, leur fonction était avant tout d'être des témoins de ce sacrement, au nom de la communauté chrétienne. La tradition a également véhiculé le rôle d’accueillir l’enfant en cas de décès des parents et de lui assurer une vie chrétienne. Aujourd’hui ce sont des personnes avec qui le baptisé aura une relation privilégiée au cours de son enfance et qui sont chargées d'aider le baptiser à grandir dans la foi chrétienne. À l’issue de la cérémonie, le parrain, la marraine et le baptisé (ou ses parents s’il est trop petit) signent le « registre des baptêmes » qui atteste le sacrement. Ce registre est tenu en double, un exemplaire reste à la paroisse, l’autre est conservé à l’évêché. Ces registres, tenus depuis le XVe siècle, sont des mines d’information pour les généalogistes. Les autres formes de baptême catholique On appelle ondoiement un baptême réduit à l'effusion d'eau, sans aucune des autres formes. Il est souvent réservé aux cas d'urgence (danger de mort). Bien que canoniquement valide, il doit être ensuite complété par les autre cérémonies, si l'on dispose d'assez de temps. Traditionnellement, en France, à l'époque moderne, les enfants de la famille royale et les princes du sang étaient ondoyés à leur naissance puis baptisés une fois enfants. L'Église catholique reconnaît également le baptême dans le martyre ou baptême de sang : une personne n'ayant pas reçu le baptême par l'eau mais morte à cause de ses convictions chrétiennes est pleinement baptisée. Le baptême au cours des âges Le baptême de Jésus par Saint Jean-Baptiste, d'après José de Ribera Le baptême de Clovis, d'après Saint GillesPar son action de purification (rémission des péchés), les premiers chrétiens attendaient souvent la fin de leur vie pour se faire baptiser ; le cas le plus célèbre fut celui de l'empereur Constantin. Le catéchuménat se met en place à la fin du IVe siècle. Il n'y a pas de parrain : au cours de la cérémonie, un fidèle connu et respecté se porte garant du catéchumène ; on l'appelle le « sponsor », « celui qui pousse ». Le baptême de Clovis, vers 496, est l'un des événements fondateurs de l'identité nationale française. Jusqu'à la cérémonie, Clovis est païen ; il croit aux multiples dieux germains de ses ancêtres. C'est sans doute à la suite d'un vœu fait lors d'une bataille contre les Alamans que le roi des Francs se convertit au catholicisme. Sa femme Clotilde, très croyante, la pression des évêques de Gaule et des motivations politiques ont pu également entrer en jeu. L'historien Grégoire de Tours nous raconte la cérémonie dans son Histoire des Francs, écrite au VIe siècle. Clovis fut baptisé par l'évêque de Reims, Rémi, avec plusieurs milliers de ses soldats, dans le baptistère de la cathédrale. Cet événement marque l'alliance du pouvoir royal et de l'Église. Le peuple franc se convertit mais les pratiques païennes subsistèrent encore longtemps. Les rites du baptême se fixent progressivement aux temps mérovingiens. À l'époque de Clovis, il se pratiquait encore à l'âge adulte après la période de catéchuménat. Seul l'évêque pouvait administrer ce sacrement. Le baptisé entrait dans une grande cuve baptismale située dans le baptistère et se plongeait trois fois dans l'eau. Cette triple immersion rappelle que le baptême est reçu « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (voir le dogme de la Trinité). Le baptisé devait déclarer sa profession de foi (le credo). Ensuite, une messe était dite dans l'église. Avec la diffusion du christianisme, les églises se multiplient et chacune contient un baptistère (ou fonts baptismaux). Symboliquement, le baptistère est près d'une porte, car il faut être baptisé pour s'approcher du chœur de l'église. Avec la généralisation des fonts baptismaux, les prêtres vont alors donner le sacrement du baptême, souvent par aspersion. Pour les cas d'urgence, le baptême peut même être donné par une personne non baptisée, sans cérémonie particulière. En 314, le concile d'Arles, confirmé en 1439 par le concile de Florence, admit la validité du baptême administré par un païen : l'Église ne récuse pas le donateur, pas plus que le naufragé n'enquête sur son sauveteur. Le christianisme bien implanté, le nombre d'enfants à baptiser dépasse progressivement le nombre d'adultes. Le souci de baptiser les enfants se fait donc de plus en plus aigü, car le baptême signifie le salut de l'âme, indispensable pour aller au paradis. À la fin du XIIe siècle, la mortalité infantile est effrayante. Aussi la théologie évolue et autorise le baptême quam primum (dès que possible). Au XIIIe siècle, la pratique du baptême sur les nouveaux-nés est généralisée. C'est alors le parrain qui prononce la profession de foi et renonce à Satan pour le bébé. Le sacrement de Confirmation viendra, comme son nom l'indique, confirmer le baptême quand l'enfant aura grandi. Des hérésies se sont attaqué au baptême et l'ont remis en question. En France, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, en dehors des classes élevées de la société (famille royale, princes du sang et haute noblesse), le baptême des enfants avait généralement lieu dans les heures qui suivaient la naissance, plus rarement le lendemain ou le surlendemain, le père de l'enfant n'hésitant pas, quelles que soient les conditions climatiques et son emploi du temps, à parcourir plusieurs kilomètres pour faire baptiser l'enfant par le premier prêtre disponible (le plus souvent dans sa propre paroisse, sinon dans une paroisse voisine en cas d'absence du curé). Cette précipitation, dans un contexte de forte mortalité infantile, était destinée à permettre à l'enfant, s'il mourrait, d'aller au ciel ; en effet, un enfant mort non baptisé était réputé aller dans les limbes, espace différent du paradis, où l'âme errait sans fin. De même, puisqu'il n'était pas baptisé, il ne pouvait recevoir de sépulture chrétienne. Baptême sous conditions La règle de base est qu'un chrétien (catholique romain en France) ne peut être baptisé deux fois. Dans tous les cas un prêtre baptisait un enfant sous condition lorsqu'il s'agissait d'un enfant trouvé ou abandonné. Donc, il était baptisé "sous la condition de ne pas déjà l'avoir été d'autre part". Dans bien des régions (de France, et encore plus certainement de la moitié Nord) un enfant ondoyé à la maison à cause du péril de mort était baptisé sous condition (l'ondoyement n'est pas un baptême "réel", mais il fait qu'en cas de décès avant "régularisation par baptême" l'enfant pouvait être enterré en "terre chrétienne", même si comme tous les enfants il ne pouvait aller au Ciel, encore moins en Enfer ou au Purgatoire (vu qu'il n'avait pas eu l'occasion de faire des péchés... à la différence des adultes !) mais il allait dans les Limbes). Toute personne baptisée pouvant baptiser une autre personne (en général, c'était la sage-femme ou matrone qui officiait) à condition qu'elle dispose d'un peu d'eau. Il y a encore un autre cas : les enfants (en général de familles riches) étaient baptisés peu de temps après leur naissance à la maison (le château, le logis) par un prêtre ou un religieux (... ils en avaient, en général, "sous la main" avec leurs cadets), mais il n'y avait pas de mention dans un registre de catholicité (pour cause !) et quelques années plus tard le baptême "officiel" avait lieu avec d'illustres parrain et marraine à l'Église. Et comme le premier acte n'avait pas de preuve écrite, le second avait lieu sous condition. Le baptême chez les baptistes et d'autres Évangéliques « Nul ne naît chrétien mais chacun est invité à le devenir. » C'est pourquoi ces chrétiens pratiquent le baptême des croyants sur profession personnelle de leur foi. Ce baptême s'effectue par immersion complète. Ils ne pratiquent pas le baptême des petits enfants, car ces derniers ne peuvent avoir pleine conscience de ce qu'est le baptême. Il relève d'une décision prise à la suite du Salut par grâce. Le baptême n'a aucun pouvoir salutaire, et ne purifie pas. Rappelons que selon la Parole de Dieu, le baptême "n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu". 1 Pierre 3:21. Le baptême dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours Le terme « baptême » vient d'un mot grec signifiant « plonger » ou « immerger ». Le baptême par immersion dans l'eau par quelqu'un détenant l'autorité est le premier sacrement de l'Évangile et est nécessaire pour devenir membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Il est précédé par la foi en Jésus-Christ et par le repentir. Il doit, pour être complet, être suivi de la réception du Saint-Esprit (2 Néphi 31:13–14, dans le Livre de Mormon). Le baptême d'eau et de l'Esprit est nécessaire pour pouvoir entrer dans le royaume céleste. Adam fut le premier à être baptisé (Moïse 6:64–65, dans la Perle de Grand Prix). Jésus fut également baptisé pour accomplir tout ce qui est juste et pour montrer le chemin à toute l'humanité (Matthieu 3:13–17 ; 2 Néphi 31:5–12). Baptême pour les morts : Du fait que tout le monde sur la terre n'a pas l'occasion d'accepter l'Évangile pendant l'existence mortelle, le Seigneur a autorisé les baptêmes accomplis par procuration pour les morts. C'est pourquoi, ceux qui acceptent l'Évangile dans le monde des esprits peuvent se qualifier pour entrer dans le royaume de Dieu. Baptême des nouveau-nés : Pratique inutile de baptiser les nouveau-nés et les enfants qui n'ont pas l'âge de responsabilité, qui est de huit ans. Le Seigneur condamne le baptême des nouveau-nés (Moroni 8:10–21, dans le Livre de Mormon). Les enfants naissent innocents et sans péché. Satan n'a le pouvoir de tenter les petits enfants que lorsqu'ils commencent à devenir responsables (D&A 29:46–47, dans Doctrine et Alliances), de sorte qu'ils n'ont pas besoin de se repentir ou d'être baptisés. Les enfants doivent être baptisés à l'âge de huit ans (D&A 68:25–27). Le baptême dans l'Esprit Le Renouveau Charismatique a mis à l'honneur une cérémonie d'invocation à l'Esprit Saint, appelée « baptême dans l'Esprit ». Pour éviter la confusion avec le baptême, unique et définitif, cette cérémonie porte aussi le nom d' « effusion de l'Esprit ». Autres sens Le prénom de l'enfant étant choisi au moment du baptême, le mot « baptiser » a pris le sens de « donner un nom ». Le « baptême » peut aussi désigner « une première fois » : le baptême du feu. En Belgique, le « baptême d'étudiant» est une sorte de bizutage encadré, qui permet, celui-ci terminé, de porter un couvre-chef distinctif : une calotte pour les écoles et universités catholiques (sauf à Liège) ou une casquette à visière longue, appelée penne, dans les écoles et universités de l'État ou non confessionelles (penne pour tous les réseaux à Liège). À Louvain-la-Neuve, le droit de porter de la calotte n'est pas relié au baptême et s'obtient lors d'une corona. Ce bizutage encadré, organisé en plusieurs activités, a pour but de transmettre les valeurs propres à l'école ou à l'Université. Il existe en France un baptême civil. Cette cérémonie, née à la Révolution française, est rapidement tombée en désuétude, quoique encore pratiquée occasionnellement. Dans le bouddhisme, il existe un rite ressemblant au baptême, tel que le dit la formule : « Je prends refuge dans le Bouddha, dans sa Loi (dharma) et dans ses moines (sangha) ». Contrairement au baptême, cette profession de foi n’est pas définitive, elle peut se reprendre à tout moment. On parle aussi de baptême pour les navires. Ce baptême a lieu lors de la mise à l'eau lorsque la marraine donne le nom, casse une bouteille de champagne sur la coque et qu'on retire les cales qui retiennent le bateau pour qu'il glisse jusqu'à l'eau. Une pratique venue d'Allemagne consiste à se faire « débaptiser », par exemple pour échapper à l'impôt ecclésiastique. En France, les motivations relèvent plutôt d'une mise en conformité avec des convictions personnelles. La question est ouverte de savoir si le « débaptême » est possible. Sur la forme, il est possible de se faire rayer des registres paroissiaux. Sur le fond, le chrétien a toujours la liberté de renoncer à son baptême. Mais d’un point de vue théologique, les avis divergent sur la possibilité de revenir en arrière sur une grâce reçue de Dieu : dans cette optique où les dons de Dieu sont définitifs (« Dieu ne reprend jamais ce qu’il a donné »), le baptisé ne peut pas être « débaptisé », il renonce simplement à vivre selon son baptême. La démarche de débaptisation est surtout utilisée par les athées militants soucieux de ne plus compter parmi les statistiques de l'église catholique, celle-ci évaluant le nombre de ses membres dans le monde en fonction du nombre de baptisés. Les rites d'eau et leur origine Le baptême dérive du bain rituel juif (mikvé) et s'appuie sur un symbolisme que C.G. Jung et bien d'autres psychanalystes rapprochent de la vie intra utérine. Immersion évoquant tout à la fois la noyade, la purification, la mort et la re-(naissance). Cf. Psychanalyse du rite baptismal 


Qu'est-ce qu'une communion?

La communion (du latin communio, c'est-à-dire cum, avec ; unio, union) désigne l'union dans une même foi.
La communion désigne également une pièce de chant grégorien chantée pendant la procession de communion.

 


 Origine du terme 
Dans la religion chrétienne, mais plus particulièrement chez les catholiques et les orthodoxes grecs, la communion désigne la commémoration du repas pris par Jésus avec ses disciples, la veille de sa Passion. Ce repas est appelé la Cène par les chrétiens (pour cette raison, et d'autres raisons doctrinales, sa commémoration est surtout appelée Sainte Cène chez les protestants afin de souligner son caractère symbolique).

La cène est relatée dans les évangiles (du grec evangelios, qui signifie Bonne Nouvelle en grec ancien), par chacun des quatre évangélistes :

Matthieu, apôtre,
Luc, qui fut par la suite compagnon de Paul, également rédacteur des Actes des apôtres,
Marc, qui fut compagnon de Pierre,
Jean, apôtre.
Jean, qui était le plus jeune des quatre évangélistes, se trouvait à la gauche de Jésus lors du repas pascal. C'est lui qui a relaté avec le plus de précisions les paroles prononcées par Jésus lors du repas, dans ce que l'on appelle le discours de la Cène (évangile selon saint Jean, chapitres 13 à 17).

Après la Résurrection de Jésus, Pierre et Jean (étant plus jeune, celui-ci courut plus vite vers le tombeau et arriva le premier) furent les premiers à avoir compris que Jésus était ressuscité (ils ne l'avaient pas encore vu de leurs propres yeux).


 Le banquet pascal comme commémoration de la Cène 
Selon le Catéchisme de l'Église catholique (cf. nos 1382 à 1401), le banquet pascal est un autre terme que l'on pourrait employer au sujet de la communion. Communion est en fait un terme que l'on a quelquefois coutume d'appeler dans le sens de la commémoration du repas (Cène, ou banquet) que Jésus a partagé avec ses disciples à Pâques, instituant le sacrement de l'eucharistie, dans la religion chrétienne. L'eucharistie commémore la mort et de la Résurrection de Jésus.

Dans le déroulement de la messe :

Temps de l'accueil, ou rite d'ouverture,
Rite pénitentiel,
Temps de la parole,
Temps du repas ou liturgie eucharistique,
Temps du départ ou rite d'envoi,
la communion correspond au temps du repas, plus particulièrement au moment où l'on partage le pain (ou le pain et le vin selon les habitudes).


 Comment communier ? 
Voilà ce que suggère Saint Cyrille de Jérusalem (315-386) : Lorsque tu t'avances, ne t'approche pas les mains grandes ouvertes, ni les doigts écartés ; mais avec ta main gauche, fait un trône pour la droite qui va recevoir le Roi. Reçois le corps du Christ dans le creux de ta main et répond « amen ». Avec soin, sanctifie alors que les yeux par le contact du corps sacré. Prends-le, veille à n'en rien perdre. En effet si tu en perdais une parcelle de ce serait comme si tu perdais l'un de tes membres ! Dis-moi, si on te donnait des paillettes d'or, est-ce que tu ne les garderais pas avec le plus grand soin, en veillant bien à ne pas en perdre, pour ne pas subi de dommage ! Ne dois-tu pas être plus attentif encore à ce qui est bien plus précieux que l'or et les pierres précieuses pour ne pas en laisser tomber une miette ? Puis après avoir communié au corps du Christ, approches toi aussi de la coupe de son sang. Ne tends pas les mains, mais incline toi en attitude d'adoration et de respect et dis « amen ». Sanctifies toi aussi par la participation au sang du Christ. Et tandis que tes lèvres sont encore humide, effleure-les de tes doigts et sanctifies tes yeux, ton front de tes autres sens. Puis, en entendant la prière rends grâce à Dieu qui t'a jugé digne de si grands mystères.

Les choses à observer et à éviter concernant la très sainte Eucharistie ont été récapitulées dans une instruction «Redemptionis Sacramentum » préparée par la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, selon le mandat du Souverain Pontife Jean-Paul II, en collaboration avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a été approuvée par le même Souverain Pontife, le 19 mars 2004. Il faut noter que les conférences épiscopales et les évêques de chaque église particulière ont une grande latitude dans l'application de ces règles. La conférence épiscopale des évêques de France, a jugé que l'instruction 104, posait des problèmes pratiques. En effet sa stricte application conduit à un allongement du temps nécessaire à la distribution des Saintes Espèces. En conséquence, il ait été décidé que les fidèles laïcs pouvaient tremper eux-mêmes la Sainte Hostie dans le précieux Sang. Ce geste est désigné sous le nom d'intinction. Pour mémoire, les différents paragraphes concernant la communion sous les deux espèces sont rappelées ci-dessous.




élément 1
101 - Pour administrer la sainte Communion sous les deux espèces aux fidèles laïcs, il faut tenir compte d’une manière appropriée des circonstances, dont l’évaluation revient en premier lieu aux Évêques diocésains. On doit absolument l’exclure lorsqu’il y a un risque, même minime, de profanation des saintes espèces.[187] Pour assurer une coordination plus ample dans ce domaine, il est nécessaire que les Conférences des Évêques publient des normes relatives principalement à «la manière de donner la sainte Communion sous les deux espèces aux fidèles et l’extension de la faculté de la donner»;[188] elles doivent être confirmées par le Siège Apostolique, c’est-à-dire par la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements.




élément 2
102 - On ne doit pas administrer la Communion au calice aux fidèles laïcs si, du fait de la présence d’un grand nombre de communiants[189], il est difficile d’évaluer la quantité de vin nécessaire à l’Eucharistie; en effet, il faut éviter le risque «qu’il reste trop de Sang du Christ à consommer à la fin de la célébration».[190] De même, on doit agir de cette manière dans les autres cas suivants: il est difficile d’organiser l’accès des communiants au calice; la célébration requiert l’emploi d’une telle quantité de vin qu’il est difficile de connaître avec certitude sa provenance et sa qualité; on ne dispose pas, pour une célébration déterminée, d’un nombre suffisant de ministres sacrés, ni de ministres extraordinaires de la sainte Communion ayant reçu une formation appropriée; une partie notable du peuple persiste, pour diverses raisons, à ne pas vouloir communier au calice, ce qui a pour effet d’estomper en quelque sorte le signe de l’unité.







élément 4
103 - Les normes du Missel Romain admettent le principe selon lequel, dans les cas où la Communion est administrée sous les deux espèces «il est possible de consommer le Sang du Christ soit en buvant directement au calice, soit par intinction, soit en employant un chalumeau, ou une cuiller».[191] Quand la Communion est administrée aux fidèles laïcs, les Évêques peuvent exclure de la donner avec le chalumeau ou la cuiller, dans les lieux où ils ne sont pas en usage, en maintenant cependant toujours en vigueur la possibilité d’administrer la Communion par intinction. Toutefois, dans ce dernier cas, il faut utiliser des hosties, qui ne doivent être ni trop minces ni trop petites, et celui qui communie doit recevoir le Sacrement de la part du prêtre uniquement dans la bouche.[192]




élément 5
104 - Il n’est pas permis à celui qui reçoit la communion de tremper lui-même l’hostie dans le calice, ni de recevoir dans la main l’hostie, qui a été trempée dans le Sang du Christ. De même, il faut que l’hostie, destinée à la communion par intinction, soit confectionnée en employant une matière valide, et qu’elle soit consacrée; il est donc absolument interdit d’utiliser du pain non consacré ou fabriqué avec une autre matière.


Les différentes branches du christianisme s'entendent sur le principe du sacrement de l'eucharistie, mais n'y accordent pas exactement la même signification.




Article détaillé : Eucharistie.
Les nuances d'interprétation des textes bibliques dans l'Histoire ont fait que la communion, au sens du sacrement de l'eucharistie, s'effectue souvent encore séparément entre les différentes confessions christianisme. Le sacrement de l'eucharistie est mutuellement reconnu entre catholiques et orthodoxes. Il reste une question difficile entre catholiques et protestants, dans la mesure où ces derniers sont encore considérés comme anathèmes (voir notamment Décret sur la Justification du Concile de Trente, chap. 16, § 60) par l'église romaine et que son enseignement sur la Transsubstantiation, mis en forme contre les théologies protestantes au concile de Trente au XVIe siècle, est toujours de vigueur aujourd'hui. Le partage du sacrement de l'eucharistie entre catholiques et protestants a récemment encore été vigoureusement désavoué (en 2000 dans sa déclaration Dominus Iesus, et une nouvelle fois en 2002 et en 2003 dans son ouvrage In Dio Vicino ["Un Dieu intime"]) par l'ex-cardinal Joseph Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi – l'ancienne Inquisition –, qui est aujourd'hui le pape Benoît XVI.

Cependant des efforts ont été menés par de nombreux chrétiens depuis le XIXe siècle pour revenir vers l'union souhaitée par le Seigneur (évangile). En particulier, les protestants ont beaucoup travaillé l'Ancien Testament. La parution de la traduction œcuménique de la Bible constitue l'un de ces plus louables efforts.

Depuis la Réforme et la "Contre-réforme" (concile de Trente), Vatican II est la première réunion de l'Église catholique qui cherche à faire aboutir les efforts de réconciliation des chrétiens, à travers un processus appelé œcuménisme, il existe une communion de prière entre les chrétiens, pendant la semaine de l'Unité. 











 
 
 





 
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