Qu'est ce qu'un
Bapteme?
Le
baptême (du grec ancien
βαπτίζω /
baptizô, fréquentatif de baptô,
« plonger dans un liquide ») est un rite ou un
sacrement marquant l'entrée d'une personne dans une
Église chrétienne. C'est la
cérémonie par laquelle on témoigne
être chrétien. Pour tout chrétien, la
référence est le baptême de
Jésus par Jean-Baptiste dans le Jourdain, décrit
dans l'évangile selon Matthieu, chapitre 3, 13-17 :
« Alors Jésus vint de la Galilée au
Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui.
Mais Jean s'y opposait, en disant : C'est moi qui ai besoin
d'être baptisé par toi, et tu viens à
moi ! Jésus lui répondit : Laisse faire
maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce
qui est juste. Et Jean ne lui résista plus. Dès
que Jésus eut été baptisé,
il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit
de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une
voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils
bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ».
"On ne naît pas chrétien, on le devient" affirmait
Tertullien, un des pères de l'Église, dans son
Apologie du Christianisme, chapitre 18. Du fait qu'il
apparaît explicitement dans le Nouveau Testament, le
baptême est un rite commun à toutes les
Églises chrétiennes. C'est aussi, pour celles qui
le reconnaissent comme tel, un sacrement partagé : ainsi, un
baptisé dans la foi orthodoxe qui se convertit au
catholicisme n'a pas à se refaire baptiser, et vice-versa.
Le baptême peut être pratiqué sur de
jeunes enfants (pédobaptisme) ou sur des adultes, selon les
époques ou les Églises. Pour la Bible, "il y a un
seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême"
(Éphesiens 4:5). Certaines confessions
chrétiennes ne reconnaissent pas le baptême des
enfants, elles semblent donc rebaptiser lorsqu'elles baptisent adultes
leurs membres (anabaptisme).
La forme du baptême diffère selon les
Églises. Aujourd'hui l'Église catholique pratique
essentiellement le baptême par aspersion (versement d'une
petite quantité d'eau sur la tête). Les
Églises orthodoxes préfèrent le
baptême par immersion, totale ou partielle — le
néophyte entre dans l'eau jusqu'aux genoux, puis on lui
verse de l'eau sur la tête. Les Églises
protestantes pratiquent les deux formes.
Le baptême dans les différentes églises
chrétiennes
Dénomination Enseignement concernant le Baptême
Type de Baptême Baptême des petits enfants? Le
Baptême régénère, procure la
Vie Spirituelle Adventistes du Septième Jour Ordonnance,
rite symbolique qui n’est pas nécessaire au salut.
Occasion donnée à un croyant de confesser sa foi
personnelle en Christ Uniquement par immersion. Non. Le
baptême est réservé à ceux
qui sont assez âgés pour exprimer leur foi et
attester qu’ils se sont convertis. Les enfants sont
« dédiés » ou «
présentés » à Dieu.
— Baptistes Ordonnance divine et rituel symbolique. Signe
qu’on a déjà trouvé le
salut, mais qui lui-même n’est pas
nécessaire au salut. Uniquement par immersion. Non. Le
baptême est un acte de confession accompli par une personne
convertie capable de confesser sa foi. — Orthodoxes Orientaux
Le « mystère » (sacrement) est
nécessaire parce qu’il confère le
pardon pour le péché originel et les
péchés actuels. Par triple immersion,
l’aspersion n’étant pratiquée
qu’en cas d’urgence. Oui. Ils reçoivent
également la communion et le chrême (onction).
Oui. Episcopaliens (Anglicans, Anglo-Catholiques) Nécessaire
au salut parce qu’il confère la nouvelle naissance
spirituelle Par immersion ou effusion. Oui. Oui. Sauf pour certaines
tedances évangéliques. Luthériens
L’instrument dont se sert l’Esprit de Dieu pour
procurer la vie nouvelle et faire du pécheur un enfant de
Dieu. Par aspersion, immersion ou effusion. Oui. Oui.
Méthodistes (Arminians, Wesleyans) Le baptême
n’est pas nécessaire au salut, puisqu’il
est le signe extérieur qu’on appartient
à la communauté chrétienne. Par
aspersion, immersion ou effusion. Oui. Oui.
Réformés Presbyteriens Ordonnance, rituel
symbolique et sceau de la foi dans le cœur de
l’adulte. Par aspersion, immersion ou effusion. Oui, pour indiquer
que leurs parents chrétiens sont membres de la
communauté de l’alliance. —
Pentecôtistes, Assemblées de Dieu, Charismatiques
Le baptême d’eau est une ordonnance, un rituel
symbolique par lequel on professe qu’on a accepté
le Christ comme son Sauveur personnel. Par immersion.
L’accent est mis sur la nécessité
d’un « second » (deuxième)
baptême, le baptême de l’Esprit qui se
manifeste par le parler en langues. Non, mais les enfants sont
dédiés à Dieu à qui on
demande de les bénir. — Quakers (Mennonites)
Simple symbole extérieur qui n’a plus à
être pratiqué. Ne croient pas dans le
baptême d’eau, mais seulement en une purification
intérieure permanente de l’esprit humain par une
vie de discipline régie par le Saint-Esprit. —
— Catholiques romains Nécessaire pour
l’infusion de la puissance de sanctification
appelée grâce, qui place l’homme sur le
chemin du salut. Essentiellement par aspersion. Oui. Oui.
Armée du Salut Ne pratiquent plus le baptême car
estiment que le baptême ne devait être
pratiqué qu’au temps de Jésus.
— — — Églises unies diverses
Simple rite extérieur qui n’est pas
nécessaire au le salut. Par aspersion. Non. Le
baptême est administré au moment de la
confirmation. Les enfants sont «
présentés » ou «
dédiés » à Dieu par leurs
parents, parrains et marraines. — Mormons (Antitrinitaires)
Ordonnance indispensable au salut pour délivrer du
péché, et à
l’entrée dans l’Église. Par
immersion, administré par quelqu’un
détenant l’autorité sacerdotale. Non.
Seulement à partir de 8 ans. — Témoins
de Jéhovah (Antitrinitaires) Pas nécessaire au
salut, puisqu’il n’est que le symbole du
renoncement au péché. Par immersion, mais non
administré dans leurs lieux de réunion (Salles du
Royaume) Non. — Le rite catholique Baptême d'un
bébéPour l'Église catholique, le
baptême est le premier des trois sacrements de l'initiation
chrétienne, avec l'Eucharistie (la communion) et la
Confirmation. Pour les personnes ayant l'âge de raison
(enfants et adultes), il est précédé
d'une période de préparation, appelée
catéchuménat, au cours de laquelle le futur
baptisé, le catéchumène,
découvre la foi pour laquelle il demande le
baptême. Pour les nouveaux-nés, les parents
suivent une préparation au baptême qui les aide
à comprendre le sens de ce sacrement. Pour les adultes, le
baptême proprement dit a souvent lieu au cours de la
veillée de Pâques.
La célébration est semblable pour tous les
baptêmes, bébés, enfants ou adultes.
Les parents des très jeunes enfants parlent en leur nom.
La célébration commence par le tracé
du signe de la croix sur le front du futur baptisé : le
baptême marque le baptisé du signe du Christ.
Ensuite, le futur baptisé entre dans l'église,
symbolisant que par son baptême, il va entrer dans la
communauté chrétienne. Le rite du
baptême proprement dit commence par une profession de foi des
catéchumènes et leur renoncement à
Satan et au mal. Il se poursuit par le rite de l'eau qui constitue le
cœur du sacrement. Par trois fois, le prêtre (ou le
diacre) verse l'eau sur le front du catéchumène
en prononçant les paroles : « N, je te baptise au
nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Si le
baptême se fait par immersion, le prêtre plonge le
catéchumène trois fois dans l'eau. Ensuite, le
célébrant appose le Saint-Chrême (une
huile sainte) sur le front du baptisé. Cette huile, qui
à l'origine servait à l'onction des rois, des
prêtres ou des prophètes, rappelle que le
baptisé a la triple vocation de «
prêtre, prophète et roi ». L'eau et le
Saint-Chrème signifient que le chrétien est
baptisé « dans l'eau et dans l'Esprit ».
Ensuite le baptisé revêt un vêtement
blanc (souvent un bonnet, une brassière ou
éventuellement une robe de baptême pour les
bébés, une écharpe pour les jeunes et
les adultes), signe de la pureté retrouvée. En
effet, dans la foi catholique, le baptême efface tous les
péchés. Le célébrant remet
au baptisé ou à ses parents un cierge,
allumé au cierge pascal, symbole de la lumière du
Christ.
Il est de tradition de désigner pour le baptisé
un parrain et une marraine, personnes elles-mêmes
baptisées et confirmées. Historiquement, leur
fonction était avant tout d'être des
témoins de ce sacrement, au nom de la communauté
chrétienne. La tradition a également
véhiculé le rôle d’accueillir
l’enfant en cas de décès des parents et
de lui assurer une vie chrétienne. Aujourd’hui ce
sont des personnes avec qui le baptisé aura une relation
privilégiée au cours de son enfance et qui sont
chargées d'aider le baptiser à grandir dans la
foi chrétienne. À l’issue de la
cérémonie, le parrain, la marraine et le
baptisé (ou ses parents s’il est trop petit)
signent le « registre des baptêmes » qui
atteste le sacrement. Ce registre est tenu en double, un exemplaire
reste à la paroisse, l’autre est
conservé à
l’évêché. Ces registres,
tenus depuis le XVe siècle, sont des mines
d’information pour les généalogistes.
Les autres formes de baptême catholique On appelle ondoiement
un baptême réduit à l'effusion d'eau,
sans aucune des autres formes. Il est souvent
réservé aux cas d'urgence (danger de mort). Bien
que canoniquement valide, il doit être ensuite
complété par les autre
cérémonies, si l'on dispose d'assez de temps.
Traditionnellement, en France, à l'époque
moderne, les enfants de la famille royale et les princes du sang
étaient ondoyés à leur naissance puis
baptisés une fois enfants.
L'Église catholique reconnaît également
le baptême dans le martyre ou baptême de sang : une
personne n'ayant pas reçu le baptême par l'eau
mais morte à cause de ses convictions chrétiennes
est pleinement baptisée.
Le baptême au cours des âges Le baptême
de Jésus par Saint Jean-Baptiste, d'après
José de Ribera Le baptême de Clovis,
d'après Saint GillesPar son action de purification
(rémission des péchés), les premiers
chrétiens attendaient souvent la fin de leur vie pour se
faire baptiser ; le cas le plus célèbre fut celui
de l'empereur Constantin. Le catéchuménat se met
en place à la fin du IVe siècle. Il n'y a pas de
parrain : au cours de la cérémonie, un
fidèle connu et respecté se porte garant du
catéchumène ; on l'appelle le « sponsor
», « celui qui pousse ».
Le baptême de Clovis, vers 496, est l'un des
événements fondateurs de l'identité
nationale française. Jusqu'à la
cérémonie, Clovis est païen ; il croit
aux multiples dieux germains de ses ancêtres. C'est sans
doute à la suite d'un vœu fait lors d'une bataille
contre les Alamans que le roi des Francs se convertit au catholicisme.
Sa femme Clotilde, très croyante, la pression des
évêques de Gaule et des motivations politiques ont
pu également entrer en jeu. L'historien Grégoire
de Tours nous raconte la cérémonie dans son
Histoire des Francs, écrite au VIe siècle. Clovis
fut baptisé par l'évêque de Reims,
Rémi, avec plusieurs milliers de ses soldats, dans le
baptistère de la cathédrale. Cet
événement marque l'alliance du pouvoir royal et
de l'Église. Le peuple franc se convertit mais les pratiques
païennes subsistèrent encore longtemps.
Les rites du baptême se fixent progressivement aux temps
mérovingiens. À l'époque de Clovis, il
se pratiquait encore à l'âge adulte
après la période de
catéchuménat. Seul l'évêque
pouvait administrer ce sacrement. Le baptisé entrait dans
une grande cuve baptismale située dans le
baptistère et se plongeait trois fois dans l'eau. Cette
triple immersion rappelle que le baptême est reçu
« au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit
» (voir le dogme de la Trinité). Le
baptisé devait déclarer sa profession de foi (le
credo). Ensuite, une messe était dite dans
l'église.
Avec la diffusion du christianisme, les églises se
multiplient et chacune contient un baptistère (ou fonts
baptismaux). Symboliquement, le baptistère est
près d'une porte, car il faut être
baptisé pour s'approcher du chœur de
l'église. Avec la généralisation des
fonts baptismaux, les prêtres vont alors donner le sacrement
du baptême, souvent par aspersion. Pour les cas d'urgence, le
baptême peut même être donné
par une personne non baptisée, sans
cérémonie particulière. En 314, le
concile d'Arles, confirmé en 1439 par le concile de
Florence, admit la validité du baptême
administré par un païen : l'Église ne
récuse pas le donateur, pas plus que le naufragé
n'enquête sur son sauveteur.
Le christianisme bien implanté, le nombre d'enfants
à baptiser dépasse progressivement le nombre
d'adultes. Le souci de baptiser les enfants se fait donc de plus en
plus aigü, car le baptême signifie le salut de
l'âme, indispensable pour aller au paradis. À la
fin du XIIe siècle, la mortalité infantile est
effrayante. Aussi la théologie évolue et autorise
le baptême quam primum (dès que possible). Au
XIIIe siècle, la pratique du baptême sur les
nouveaux-nés est
généralisée. C'est alors le parrain
qui prononce la profession de foi et renonce à Satan pour le
bébé. Le sacrement de Confirmation viendra, comme
son nom l'indique, confirmer le baptême quand l'enfant aura
grandi. Des hérésies se sont attaqué
au baptême et l'ont remis en question.
En France, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, en
dehors des classes élevées de la
société (famille royale, princes du sang et haute
noblesse), le baptême des enfants avait
généralement lieu dans les heures qui suivaient
la naissance, plus rarement le lendemain ou le surlendemain, le
père de l'enfant n'hésitant pas, quelles que
soient les conditions climatiques et son emploi du temps, à
parcourir plusieurs kilomètres pour faire baptiser l'enfant
par le premier prêtre disponible (le plus souvent dans sa
propre paroisse, sinon dans une paroisse voisine en cas d'absence du
curé). Cette précipitation, dans un contexte de
forte mortalité infantile, était
destinée à permettre à l'enfant, s'il
mourrait, d'aller au ciel ; en effet, un enfant mort non
baptisé était réputé aller
dans les limbes, espace différent du paradis, où
l'âme errait sans fin. De même, puisqu'il
n'était pas baptisé, il ne pouvait recevoir de
sépulture chrétienne.
Baptême sous conditions La règle de base est qu'un
chrétien (catholique romain en France) ne peut
être baptisé deux fois. Dans tous les cas un
prêtre baptisait un enfant sous condition lorsqu'il
s'agissait d'un enfant trouvé ou abandonné. Donc,
il était baptisé "sous la condition de ne pas
déjà l'avoir été d'autre
part". Dans bien des régions (de France, et encore plus
certainement de la moitié Nord) un enfant ondoyé
à la maison à cause du péril de mort
était baptisé sous condition (l'ondoyement n'est
pas un baptême "réel", mais il fait qu'en cas de
décès avant "régularisation par
baptême" l'enfant pouvait être enterré
en "terre chrétienne", même si comme tous les
enfants il ne pouvait aller au Ciel, encore moins en Enfer ou au
Purgatoire (vu qu'il n'avait pas eu l'occasion de faire des
péchés... à la différence
des adultes !) mais il allait dans les Limbes). Toute personne
baptisée pouvant baptiser une autre personne (en
général, c'était la sage-femme ou
matrone qui officiait) à condition qu'elle dispose d'un peu
d'eau. Il y a encore un autre cas : les enfants (en
général de familles riches) étaient
baptisés peu de temps après leur naissance
à la maison (le château, le logis) par un
prêtre ou un religieux (... ils en avaient, en
général, "sous la main" avec leurs cadets), mais
il n'y avait pas de mention dans un registre de catholicité
(pour cause !) et quelques années plus tard le
baptême "officiel" avait lieu avec d'illustres parrain et
marraine à l'Église. Et comme le premier acte
n'avait pas de preuve écrite, le second avait lieu sous
condition.
Le baptême chez les baptistes et d'autres
Évangéliques « Nul ne naît
chrétien mais chacun est invité à le
devenir. » C'est pourquoi ces chrétiens pratiquent
le baptême des croyants sur profession personnelle de leur
foi. Ce baptême s'effectue par immersion complète.
Ils ne pratiquent pas le baptême des petits enfants, car ces
derniers ne peuvent avoir pleine conscience de ce qu'est le
baptême. Il relève d'une décision prise
à la suite du Salut par grâce. Le
baptême n'a aucun pouvoir salutaire, et ne purifie pas.
Rappelons que selon la Parole de Dieu, le baptême
"n’est pas la purification des souillures du corps, mais
l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu". 1
Pierre 3:21.
Le baptême dans l'Église de
Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours Le terme
« baptême » vient d'un mot grec
signifiant « plonger » ou « immerger
». Le baptême par immersion dans l'eau par
quelqu'un détenant l'autorité est le premier
sacrement de l'Évangile et est nécessaire pour
devenir membre de l'Église de Jésus-Christ des
Saints des Derniers Jours. Il est
précédé par la foi en
Jésus-Christ et par le repentir. Il doit, pour
être complet, être suivi de la réception
du Saint-Esprit (2 Néphi 31:13–14, dans le Livre
de Mormon). Le baptême d'eau et de l'Esprit est
nécessaire pour pouvoir entrer dans le royaume
céleste. Adam fut le premier à être
baptisé (Moïse 6:64–65, dans la Perle de
Grand Prix). Jésus fut également
baptisé pour accomplir tout ce qui est juste et pour montrer
le chemin à toute l'humanité (Matthieu
3:13–17 ; 2 Néphi 31:5–12).
Baptême pour les morts : Du fait que tout le monde sur la
terre n'a pas l'occasion d'accepter l'Évangile pendant
l'existence mortelle, le Seigneur a autorisé les
baptêmes accomplis par procuration pour les morts. C'est
pourquoi, ceux qui acceptent l'Évangile dans le monde des
esprits peuvent se qualifier pour entrer dans le royaume de Dieu.
Baptême des nouveau-nés : Pratique inutile de
baptiser les nouveau-nés et les enfants qui n'ont pas
l'âge de responsabilité, qui est de huit ans. Le
Seigneur condamne le baptême des nouveau-nés
(Moroni 8:10–21, dans le Livre de Mormon). Les enfants
naissent innocents et sans péché. Satan n'a le
pouvoir de tenter les petits enfants que lorsqu'ils commencent
à devenir responsables (D&A 29:46–47, dans
Doctrine et Alliances), de sorte qu'ils n'ont pas besoin de se repentir
ou d'être baptisés. Les enfants doivent
être baptisés à l'âge de huit
ans (D&A 68:25–27).
Le baptême dans l'Esprit Le Renouveau Charismatique a mis
à l'honneur une cérémonie d'invocation
à l'Esprit Saint, appelée «
baptême dans l'Esprit ». Pour éviter la
confusion avec le baptême, unique et définitif,
cette cérémonie porte aussi le nom d' «
effusion de l'Esprit ».
Autres sens Le prénom de l'enfant étant choisi au
moment du baptême, le mot « baptiser » a
pris le sens de « donner un nom ». Le «
baptême » peut aussi désigner
« une première fois » : le
baptême du feu.
En Belgique, le « baptême
d'étudiant» est une sorte de bizutage
encadré, qui permet, celui-ci terminé, de porter
un couvre-chef distinctif : une calotte pour les écoles et
universités catholiques (sauf à Liège)
ou une casquette à visière longue,
appelée penne, dans les écoles et
universités de l'État ou non confessionelles
(penne pour tous les réseaux à Liège).
À Louvain-la-Neuve, le droit de porter de la calotte n'est
pas relié au baptême et s'obtient lors d'une
corona. Ce bizutage encadré, organisé en
plusieurs activités, a pour but de transmettre les valeurs
propres à l'école ou à
l'Université.
Il existe en France un baptême civil. Cette
cérémonie, née à la
Révolution française, est rapidement
tombée en désuétude, quoique encore
pratiquée occasionnellement.
Dans le bouddhisme, il existe un rite ressemblant au baptême,
tel que le dit la formule : « Je prends refuge dans le
Bouddha, dans sa Loi (dharma) et dans ses moines (sangha) ».
Contrairement au baptême, cette profession de foi
n’est pas définitive, elle peut se reprendre
à tout moment.
On parle aussi de baptême pour les navires. Ce
baptême a lieu lors de la mise à l'eau lorsque la
marraine donne le nom, casse une bouteille de champagne sur la coque et
qu'on retire les cales qui retiennent le bateau pour qu'il glisse
jusqu'à l'eau.
Une pratique venue d'Allemagne consiste à se faire
« débaptiser », par exemple pour
échapper à l'impôt
ecclésiastique. En France, les motivations
relèvent plutôt d'une mise en
conformité avec des convictions personnelles. La question
est ouverte de savoir si le « débaptême
» est possible. Sur la forme, il est possible de se faire
rayer des registres paroissiaux. Sur le fond, le chrétien a
toujours la liberté de renoncer à son
baptême. Mais d’un point de vue
théologique, les avis divergent sur la
possibilité de revenir en arrière sur une
grâce reçue de Dieu : dans cette optique
où les dons de Dieu sont définitifs («
Dieu ne reprend jamais ce qu’il a donné
»), le baptisé ne peut pas être
« débaptisé », il renonce
simplement à vivre selon son baptême.
La démarche de débaptisation est surtout
utilisée par les athées militants soucieux de ne
plus compter parmi les statistiques de l'église catholique,
celle-ci évaluant le nombre de ses membres dans le monde en
fonction du nombre de baptisés.
Les rites d'eau et leur origine Le baptême dérive
du bain rituel juif (mikvé) et s'appuie sur un symbolisme
que C.G. Jung et bien d'autres psychanalystes rapprochent de la vie
intra utérine. Immersion évoquant tout
à la fois la noyade, la purification, la mort et la
re-(naissance). Cf. Psychanalyse du rite baptismal
Qu'est-ce qu'une communion?
La communion (du latin communio, c'est-à-dire cum, avec ;
unio, union) désigne l'union dans une même foi.
La communion désigne également une
pièce de chant grégorien chantée
pendant la procession de communion.
Origine du terme
Dans la religion chrétienne, mais plus
particulièrement chez les catholiques et les orthodoxes
grecs, la communion désigne la commémoration du
repas pris par Jésus avec ses disciples, la veille de sa
Passion. Ce repas est appelé la Cène par les
chrétiens (pour cette raison, et d'autres raisons
doctrinales, sa commémoration est surtout appelée
Sainte Cène chez les protestants afin de souligner son
caractère symbolique).
La cène est relatée dans les évangiles
(du grec evangelios, qui signifie Bonne Nouvelle en grec ancien), par
chacun des quatre évangélistes :
Matthieu, apôtre,
Luc, qui fut par la suite compagnon de Paul, également
rédacteur des Actes des apôtres,
Marc, qui fut compagnon de Pierre,
Jean, apôtre.
Jean, qui était le plus jeune des quatre
évangélistes, se trouvait à la gauche
de Jésus lors du repas pascal. C'est lui qui a
relaté avec le plus de précisions les paroles
prononcées par Jésus lors du repas, dans ce que
l'on appelle le discours de la Cène (évangile
selon saint Jean, chapitres 13 à 17).
Après la Résurrection de Jésus, Pierre
et Jean (étant plus jeune, celui-ci courut plus vite vers le
tombeau et arriva le premier) furent les premiers à avoir
compris que Jésus était ressuscité
(ils ne l'avaient pas encore vu de leurs propres yeux).
Le banquet pascal comme commémoration de la
Cène
Selon le Catéchisme de l'Église catholique (cf.
nos 1382 à 1401), le banquet pascal est un autre terme que
l'on pourrait employer au sujet de la communion. Communion est en fait
un terme que l'on a quelquefois coutume d'appeler dans le sens de la
commémoration du repas (Cène, ou banquet) que
Jésus a partagé avec ses disciples à
Pâques, instituant le sacrement de l'eucharistie, dans la
religion chrétienne. L'eucharistie commémore la
mort et de la Résurrection de Jésus.
Dans le déroulement de la messe :
Temps de l'accueil, ou rite d'ouverture,
Rite pénitentiel,
Temps de la parole,
Temps du repas ou liturgie eucharistique,
Temps du départ ou rite d'envoi,
la communion correspond au temps du repas, plus
particulièrement au moment où l'on partage le
pain (ou le pain et le vin selon les habitudes).
Comment communier ?
Voilà ce que suggère Saint Cyrille de
Jérusalem (315-386) : Lorsque tu t'avances, ne t'approche
pas les mains grandes ouvertes, ni les doigts
écartés ; mais avec ta main gauche, fait un
trône pour la droite qui va recevoir le Roi.
Reçois le corps du Christ dans le creux de ta main et
répond « amen ». Avec soin, sanctifie
alors que les yeux par le contact du corps sacré. Prends-le,
veille à n'en rien perdre. En effet si tu en perdais une
parcelle de ce serait comme si tu perdais l'un de tes membres !
Dis-moi, si on te donnait des paillettes d'or, est-ce que tu ne les
garderais pas avec le plus grand soin, en veillant bien à ne
pas en perdre, pour ne pas subi de dommage ! Ne dois-tu pas
être plus attentif encore à ce qui est bien plus
précieux que l'or et les pierres précieuses pour
ne pas en laisser tomber une miette ? Puis après avoir
communié au corps du Christ, approches toi aussi de la coupe
de son sang. Ne tends pas les mains, mais incline toi en attitude
d'adoration et de respect et dis « amen ».
Sanctifies toi aussi par la participation au sang du Christ. Et tandis
que tes lèvres sont encore humide, effleure-les de tes
doigts et sanctifies tes yeux, ton front de tes autres sens. Puis, en
entendant la prière rends grâce à Dieu
qui t'a jugé digne de si grands mystères.
Les choses à observer et à éviter
concernant la très sainte Eucharistie ont
été récapitulées dans une
instruction «Redemptionis Sacramentum »
préparée par la Congrégation pour le
Culte Divin et la Discipline des Sacrements, selon le mandat du
Souverain Pontife Jean-Paul II, en collaboration avec la
Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a
été approuvée par le même
Souverain Pontife, le 19 mars 2004. Il faut noter que les
conférences épiscopales et les
évêques de chaque église
particulière ont une grande latitude dans l'application de
ces règles. La conférence épiscopale
des évêques de France, a jugé que
l'instruction 104, posait des problèmes pratiques. En effet
sa stricte application conduit à un allongement du temps
nécessaire à la distribution des Saintes
Espèces. En conséquence, il ait
été décidé que les
fidèles laïcs pouvaient tremper eux-mêmes
la Sainte Hostie dans le précieux Sang. Ce geste est
désigné sous le nom d'intinction. Pour
mémoire, les différents paragraphes concernant la
communion sous les deux espèces sont rappelées
ci-dessous.
élément 1
101 - Pour administrer la sainte Communion sous les deux
espèces aux fidèles laïcs, il faut tenir
compte d’une manière appropriée des
circonstances, dont l’évaluation revient en
premier lieu aux Évêques diocésains. On
doit absolument l’exclure lorsqu’il y a un risque,
même minime, de profanation des saintes
espèces.[187] Pour assurer une coordination plus ample dans
ce domaine, il est nécessaire que les Conférences
des Évêques publient des normes relatives
principalement à «la manière de donner
la sainte Communion sous les deux espèces aux
fidèles et l’extension de la faculté de
la donner»;[188] elles doivent être
confirmées par le Siège Apostolique,
c’est-à-dire par la Congrégation pour
le Culte Divin et la Discipline des Sacrements.
élément 2
102 - On ne doit pas administrer la Communion au calice aux
fidèles laïcs si, du fait de la présence
d’un grand nombre de communiants[189], il est difficile
d’évaluer la quantité de vin
nécessaire à l’Eucharistie; en effet,
il faut éviter le risque «qu’il reste
trop de Sang du Christ à consommer à la fin de la
célébration».[190] De même,
on doit agir de cette manière dans les autres cas suivants:
il est difficile d’organiser l’accès des
communiants au calice; la célébration requiert
l’emploi d’une telle quantité de vin
qu’il est difficile de connaître avec certitude sa
provenance et sa qualité; on ne dispose pas, pour une
célébration déterminée,
d’un nombre suffisant de ministres sacrés, ni de
ministres extraordinaires de la sainte Communion ayant reçu
une formation appropriée; une partie notable du peuple
persiste, pour diverses raisons, à ne pas vouloir communier
au calice, ce qui a pour effet d’estomper en quelque sorte le
signe de l’unité.
élément 4
103 - Les normes du Missel Romain admettent le principe selon lequel,
dans les cas où la Communion est administrée sous
les deux espèces «il est possible de consommer le
Sang du Christ soit en buvant directement au calice, soit par
intinction, soit en employant un chalumeau, ou une
cuiller».[191] Quand la Communion est administrée
aux fidèles laïcs, les Évêques
peuvent exclure de la donner avec le chalumeau ou la cuiller, dans les
lieux où ils ne sont pas en usage, en maintenant cependant
toujours en vigueur la possibilité d’administrer
la Communion par intinction. Toutefois, dans ce dernier cas, il faut
utiliser des hosties, qui ne doivent être ni trop minces ni
trop petites, et celui qui communie doit recevoir le Sacrement de la
part du prêtre uniquement dans la bouche.[192]
élément 5
104 - Il n’est pas permis à celui qui
reçoit la communion de tremper lui-même
l’hostie dans le calice, ni de recevoir dans la main
l’hostie, qui a été trempée
dans le Sang du Christ. De même, il faut que
l’hostie, destinée à la communion par
intinction, soit confectionnée en employant une
matière valide, et qu’elle soit
consacrée; il est donc absolument interdit
d’utiliser du pain non consacré ou
fabriqué avec une autre matière.
Les différentes branches du christianisme s'entendent sur le
principe du sacrement de l'eucharistie, mais n'y accordent pas
exactement la même signification.
Article détaillé : Eucharistie.
Les nuances d'interprétation des textes bibliques dans
l'Histoire ont fait que la communion, au sens du sacrement de
l'eucharistie, s'effectue souvent encore
séparément entre les différentes
confessions christianisme. Le sacrement de l'eucharistie est
mutuellement reconnu entre catholiques et orthodoxes. Il reste une
question difficile entre catholiques et protestants, dans la mesure
où ces derniers sont encore considérés
comme anathèmes (voir notamment Décret sur la
Justification du Concile de Trente, chap. 16, § 60) par
l'église romaine et que son enseignement sur la
Transsubstantiation, mis en forme contre les théologies
protestantes au concile de Trente au XVIe siècle, est
toujours de vigueur aujourd'hui. Le partage du sacrement de
l'eucharistie entre catholiques et protestants a récemment
encore été vigoureusement
désavoué (en 2000 dans sa déclaration
Dominus Iesus, et une nouvelle fois en 2002 et en 2003 dans son ouvrage
In Dio Vicino ["Un Dieu intime"]) par l'ex-cardinal Joseph Ratzinger,
alors Préfet de la Congrégation pour la doctrine
de la foi – l'ancienne Inquisition –, qui est
aujourd'hui le pape Benoît XVI.
Cependant des efforts ont été menés
par de nombreux chrétiens depuis le XIXe siècle
pour revenir vers l'union souhaitée par le Seigneur
(évangile). En particulier, les protestants ont beaucoup
travaillé l'Ancien Testament. La parution de la traduction
œcuménique de la Bible constitue l'un de ces plus
louables efforts.
Depuis la Réforme et la "Contre-réforme" (concile
de Trente), Vatican II est la première réunion de
l'Église catholique qui cherche à faire aboutir
les efforts de réconciliation des chrétiens,
à travers un processus appelé
œcuménisme, il existe une communion de
prière entre les chrétiens, pendant la semaine de
l'Unité.